La soutenance de thèse a eu lieu le 29 mai 2020. Elle présente les travaux de thèse d’Ana Carmargo dont le résumé est ci-dessous.

Abstract :Culture is in the eye of the beholder. Culture shapes the way individuals think, communicate, live, and behave. Globalization and technological advances have made intercultural interactions a widespread phenomenon where individuals no longer need to travel abroad to interact with someone from a different culture. Understanding hidden cultural subtleties and knowing how to navigate between different cultures is important for both individuals and organizations.
The aim of this thesis was to test the effects of cultural self-efficacy, or self-perceived ability to successfully manage intercultural situations, on individuals’ effective functioning in intercultural settings. Ajzen’s theory of planned behavior was used as the theoretical backbone of the present work advancing that behavioral intentions are predicted by perceived behavioral control, and that behavior is predicted by the combination of perceived behavioral control and behavioral intentions. Thus, effective functioning in intercultural settings was represented by individuals’ intentions or will to be in intercultural settings, and their behavior or successful performance in the former. This model predicting individuals’ intentions and behavior was tested in a series of empirical studies.
The first study addressed the structural uncertainties of a widely used tool that indirectly measures cultural self-efficacy in the hope of fine-tuning and measuring cultural self-efficacy with a psychometrically validated measure.
Concerning intentions to be in intercultural settings, two studies investigated the relationship between cultural self-efficacy and expatriate career intentions in university students. Altogether, study results provided evidence of the incremental predictive validity of cultural self-efficacy over and beyond emotional intelligence and openness to experience, and the mediating role of expatriate career self-efficacy.
Regarding performance in intercultural settings, two studies investigated whether variations in cultural self-efficacy led to creative performance in intercultural contexts. The first study explored the effect of cultural self-efficacy on dyadic creativity in intercultural dyads. Results revealed that cultural self-efficacy was positively associated with intercultural dyads’ creativity. The second study tested the causal relationship between cultural self-efficacy and creativity. Cultural self-efficacy was experimentally manipulated through fake performance feedback. Findings showed that when working with a culturally different other, manipulation of cultural self-efficacy led to increased creativity.
Overall, study findings indicate that confidence in one’s ability to effectively manage intercultural interactions can lead to an increased desire to be in intercultural settings, and successful behavior in the shape of individual and dyadic creativity. Thus, fostering cultural self-efficacy may represent a hidden asset that can be found and developed in any individual wishing to reap the benefits associated with intercultural interactions.
Keywords: cultural self-efficacy, expatriate career intentions, creative behavior

Résumé : Tout comme la beauté est dans l’œil de celui qui regarde, la culture l’est aussi. La culture façonne la manière dont les individus pensent, communiquent, vivent ainsi que leurs comportements. La globalisation et les progrès technologiques ont transformé les interactions interculturelles en un phénomène répandu, où les personnes n’ont plus besoin de voyager à l’étranger pour interagir avec une personne d’une culture différente. Comprendre les subtilités culturelles cachées à l’œil nu et savoir naviguer entre les différentes cultures est important pour les individus et les organisations.
Le but de cette thèse était de tester les effets du sentiment d’auto-efficacité culturelle, ou de la capacité à gérer des situations interculturelles avec succès, sur le fonctionnement efficace des individus dans des contextes interculturels. La théorie du comportement planifié d’Ajzen fut utilisée comme la colonne vertébrale théorique de ce travail. Cette dernière postule que les intentions comportementales sont prédites par le contrôle comportemental perçu et que le comportement est prédit par la combinaison du contrôle comportemental perçu et des intentions comportementales. Ainsi, un fonctionnement efficace dans des contextes interculturels fut représenté à travers l’intention ou la volonté des individus d’être dans des contextes interculturels, et leur comportement ou performance dans ce dernier. Ce modèle qui prédit les intentions et les comportements des individus fut testé dans une série d’études empiriques.
La première étude présentée porte sur la structure factorielle d’un outil qui mesure le sentiment d’auto-efficacité culturelle de manière indirecte, dans l’espoir d’améliorer la mesure de ce dernier avec un outil psychométriquement validé.
En ce qui concerne les intentions, deux études ont investigué la relation entre le sentiment d’auto-efficacité culturelle et l’intention d’expatriation professionnelle chez des étudiants universitaires. Dans l’ensemble, les résultats montrent d’une part la validité incrémentale du sentiment d’auto-efficacité culturelle au-delà de l’intelligence émotionnelle et de l’ouverture à l’expérience, et d’autre part, le rôle médiateur du sentiment d’auto-efficacité d’expatriation professionnelle.
Concernant les comportements, deux études ont analysé l’effet du sentiment d’autoefficacité culturelle sur la créativité, dans des contextes interculturels. La première étude a exploré l’effet du sentiment d’auto-efficacité culturelle sur la créativité dyadique. Les résultats ont révélé que le sentiment d’auto-efficacité culturelle est associé de manière positive à la créativité dyadique, dans des dyades interculturelles. La deuxième étude a testé la relation causale entre le sentiment d’auto-efficacité culturelle et la créativité. Le sentiment d’autoefficacité culturelle a été manipulé à travers des faux retours donnés aux participants. Les résultats ont montré que lorsque l’on travaille avec une personne d’une culture différente, la manipulation du sentiment d’auto-efficacité culturelle amène à une augmentation de la créativité.
Dans l’ensemble, les résultats des études indiquent que la confiance dans sa propre capacité à gérer les interactions interculturelles efficacement, peut augmenter l’intention des personnes à vouloir être dans un environnement interculturel et peut amener à des comportements positifs tels que la créativité individuelle et dyadique. Ainsi, favoriser le sentiment d’auto-efficacité culturelle peut représenter un atout caché qui peut être trouvé et développé chez toute personne qui souhaite récolter les bénéfices associés aux interactions interculturelles.
Mots-clés : sentiment d’auto-efficacité culturelle, intentions d’expatriation professionnelle, créativité